Colère versus Passivité agressive

Ah la colère, celle qui fâche, la saine colère ou la furie qui dévaste tout.

L’ire, les soupapes qui explosent, la moutarde qui monte au nez, la respiration qui s’est bloquée pour laisser place dans ce grand souffle à toute l’énergie qui serait bloquée, concentrée pour ainsi exploser.

Dans un monde où il est de bon ton de se contenir, je ne parle pas de cas extrêmes, nous saluons le courage de celles ou ceux qui lorsqu’ils ont connu l’adversité ou l’injustice, ont fait preuve d’un calme olympien et ont bravé les côtés sombres de leur âme blessée ou meurtrie avec ce calme, ce silence, cette attitude sacrifiée et humble. Soit. Mais pourquoi donc ne reconnait-on pas que, parfois, une bonne colère, c’est la solution, c’est la disposition qui nous permette d’être en phase avec nous et d’avancer ?!

Édouard Baer en avait fait un portait excellent et pointu, dans son programme sur Nova en 2018: “ Ce matin, je vous souhaite une belle colère