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Confinement
Conf’
Con fini
Confinos
Décompte
Meet ton chef, ton équipe en visioconférences.
Un zoom en mode zéro vie privée.
Ficha et les ados affichées.
De la Google data, en veux-tu en voilà.

Connardo de Corona

Masques, alcool, chloroquine, PQ, pâtes, Pornhub, no contact,
2 mètres, géolocalisation, fruits et légumes de la région.

Humour, chansonnettes et blagues salaces comme seul palliatif.

The Singing Dentist
“Vous n’aurez pas ma cave!”
Le Boléro de Ravel par l’Orchestre national de France en #confinement #ensembleàlamaison

Rituels de ménages, récurage et désinfection. Retour à la confection des repas, on se concentre sur le bien manger, le miam qui fait du bien.

De l’inventivité à faire pâlir une ultra de l’origami

La possibilité, enfin, de commencer ces projets perso et autres to-do-lists qu’on laisse toujours flotter dans un coin de notre mémoire et qui font ressentir à quel point le temps passe sans qu’il n’ait de réelle emprise sur notre existence, nos envies.
Plein de belles initiatives au départ d’une journée, année, semaine et ce flow qui prend et vampirise l’énergie de vie. Le temps avec nous et pour nous est là. Voici un point positif dans ce drame actuel.

Distant, le temps se distend

Passer ce week-end de Pâques fut une épreuve et une rencontre avec soi. On s’accroche à ce que l’on connaît et qui rythme désormais le quotidien : télétravail-courses et moments avec soi. Ça en devient presque lassant et en même temps cela rouvre à des souvenirs et a des sensations où le temps était comme suspendu. Penser à soi, enfant, lorsque que le temps était rythmé par des siestes, le temps était comme arrêté et nous paraissait interminable, fait d’attentes, de réflexions entrecoupées.

Un nouveau flow s’offre à nous

La possibilité en tout cas.

Relire des nouvelles de Stéphan Zweig.
S’initier à la 🧵broderie en mode tutos et découverte.
Ne se déplacer plus qu’à pied et ainsi faire en moyenne 20 kil par semaine.
Bronzage masqué en perspective.
No plages, vacances d’été, festivals, Niète.

Quels seront les dégâts post confinement?

On se parlera à soi-même?
La distance sociale aura eu raison de nous?
On sera tous fichés et contrôlés dans nos moindres faits et gestes?

Improvisation

Les années, évènements avaient certes parfois un goût de bis-répetita, on aurait espéré que cette parenthèse offerte à nous, privilégiés, qui ne sommes pas au front, avons la santé, un toit, à manger, un salaire, un employeur qui nous protège, qui ne devons pas faire face à l’impossible deuil d’un proche survenu ces dernières semaines, et j’en passe en termes de violences et de privations. Impossible de ne pas ressentir toutes ces souffrances, ces persécutions, la violence et la faim.

Prendre soin de soi, des siens, des autres. La méditation, la prière, danser, faire l’amour peuvent aider.

Prendre le temps introspectif nécessaire, durant cette épreuve, afin de regarder en soi et, éventuellement, y améliorer quelques aspects de sa vie.
À court, moyen et plus long terme. S’autoriser ces états régressifs, nihilistes, transgressifs car procrastinateurs à souhait.
Soyons bienveillants envers nous, arrêtons constamment de se trouver des excuses pour s’épuiser, se démener ; à être toujours dans un état de lutte.

Au bout de 40 jours, il faut changer de stratégie ou de dispositif afin de ne pas s’épuiser.

Stop la survie, on va envisager la sur-vie à présent.

Work in progress, affaire à suivre.
Love ya.