Culture squat

Des années 90 à 2000, j’ai grandi dans une ville où la culture alternative des squats a été le fleuron des créations culturelles et artistiques actuelles. Ces lieux étaient de réels laboratoires à idées où l’on apprenait à co-exister, ce fut riche en échanges que de mêler en de mêmes lieux le fou, l’artiste, le réfugié, le rentier, l’érudit, le drug dealer, le fonctionnaire, la queer, l’élu, le keupon, le rasta… Quelle belle ouverture sur le monde. Je suis heureuse d’avoir bu des kirs au Débido, d’avoir reçu des mots doux servis sur un plateau d’argent par des queer en patin à roulettes lors des thés dansants dominicaux animés par Greta Gratos, à l’Usine. Avoir assisté à l’occupation d’Artamis, tout un week-end durant, à coup d’ingénieuses tyroliennes entre chaque bâtiment, payé des boissons au tarif chapeau Chez Brigitte, avoir dansé à l’Escobar ou dans les sous-sols de la Tour, mangé du plat végan les midis à 4.- CHF à Rhino, dansé sur des musiques acoustiques et étranges à la Cave 12, lorgné parfois la tête de taureau et autres bestioles empaillées qui ornaient les murs de l’Ilôt 13. Passé des soirées mémorables au Goulet, le 25, le 13, un peu moins au 17, au Barouf, Leschot, Grange-Canal, l’Industrie, les Nuits des pétards d’or du Manoir et le magasin de fringues du Garage, Manor, Tivoli, et tant d’autres… Ambassadrice et témoin de ces années-là, Marylou propose des balades et des causeries sur l’histoire des squats à Genève. Une carte interactive et collaborative sur Google maps des Squats à Genève de 1971 à 2018 est en ligne. Un immense BIG UP pour ce travail admirable de mise en commun! Le documentaire Viva (Radio Télévision suisse) “La culture squatc’est par là.

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